Lundi 21 mai 2007

Des liens entre la jeunesse, le développement et la liberté.
L’être humain en tant qu’animal est sous la dépendance de son cerveau primitif qui régule la quasi-totalité de ses actes et influe sur ceux qui ne sont pas exclusivement de son fait. Si notre relative évolution par rapport à d’autres espèces nous a fait croire que nous étions libres de nos choix, la sociologie montre à quel point nos comportements son stéréotypé et prévisible. Ainsi, la différence avec d’autres espèces se fait, non pas sur une quelconque originalité de notre espèce, mais sur le nombre de paramètres qui influe sur nos décisions. Notre cerveau intègre plus d’information pour décider ce que nous ferons en étroite collaboration avec notre cerveau reptilien, siège de nos réactions primitives.
Ainsi, nous ne pouvons pas a priori nous considérer comme libres. Il n’y a pas de choix qui n’ait pas déjà sa réponse en nous. C’est parce qu’on a faim que, si on a le choix de prendre du pain ou non, on choisira de le prendre. De la même manière, c’est parce qu’on aura vécu un certain nombre de milliards d’interactions dans sa vie passée et présente, que devant un choix, on décidera telles ou telles possibilités. Mais, en réalité, il n’y a pas de choix, car tous ces déterminants s’imposent à nous tout comme les décisions auxquelles ils aboutissent, comme la faim nous impose de manger le pain.
La jeunesse est une période de la vie ou l’être humain se construit, évolue, puis se fige pour devenir adulte. C’est la somme des interactions depuis sa conception jusqu'à l’âge adulte qui fera de l’Homme ce qu’il est. Son environnement familial, ses fréquentations et leurs influences, ses lectures, ses rencontres, les événements extérieurs de son époque, etc. vont se graver en lui. Pendant plus de 20 ans, cet être humain va constitué son stocke de préjugés, d’intolérances, de médiocrités, de misères pour voir la vie telle qu’elle se sera montrée a lui. Il changera autant de fois d’avis et de comportement que la vie lui imposera. Si, comme certains le disent, la génétique peut avoir une influence, l’environnement sera pour la plupart des gens leurs déterminants majeurs. Cette période se caractérise particulièrement par l’instabilité des fondamentaux de la personnalité, la possibilité de tout remettre en cause et de repartir sur de nouveaux paradigmes. À partir d’un certain âge, variable, le « caractère » ou plutôt la somme des « caractères » se fige pour devenir un socle d’interprétation du monde qui ne fera l’objet de remaniement que de manière périphérique. À l’image d’un fruit en constitution, le temps rend le noyau de plus en plus dur même si la périphérie peut subir quelque remaniement. La jeunesse, c’est avoir son noyau encore malléable.
Cette époque devrait donc être particulièrement riche, mais c’est pourtant la seule période de la vie où l’on ne soit pas a même d’influer soit même sur ce noyau, car nous n’avons pas encore pris conscience de ce que l’on est. C’est après avoir pris conscience de ce que l’on est (ce qui peut venir tôt, tard, ou jamais) que l’on est a même de savoir ce que l’on aurait voulu modifier dans ce noyau qui nous constitue. C’est en prenant conscience de nos préjugés, de nos médiocrités, de nos intolérances et de nos misères que l’on aimerait pouvoir les modifier…
Pour moi, ce travail de prise de conscience est un des grands chantiers intérieurs. Mais il n’est pas suffisant. Il faut ensuite être capable de choisir, en conscience, avec les efforts et les souffrances de la remise en cause de ce que l’on est qui en découle, de se changer, de réécrire ce noyau fondamental, de le taillé à l’image de ce que l’on pense être juste.
Comme j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire, je ne crois pas qu’il le bien soit relatif, je crois que le bien est le bien, qu’il est immuable et qu’il s’agit simplement de le trouver, dans son expression la plus parfaite. Sagesse, force et beauté sont intransigeantes et immuables, elles ne dépendent ni des lieux, ni des temps, elles sont universelles. Il serait cependant ridicule de croire que même après une vie consacrée a la recherche de ces fondamentaux dans leurs expressions la plus parfaite, on arrive à les trouver. Mais je ne me suffis pas tel que je suis, et je continuerai donc à chercher, avec vous, leur expression la plus juste.
Ainsi, ma démarche est pour moi une manière de prolonger ma jeunesse et d’avoir assez de recul pour la mettre à profit. D’être libre d’en faire ce que je pense être juste. De me détacher le plus possible de mon animalité en étant toutefois conscient de l’influence qu’elle a sur moi.
Pour conclure sur un plan plus concret, si j’ai eu la chance de pouvoir prendre conscience de tout cela, c’est parce « la vie » me l’a permis. Si le travail sur soi dépend de chacun, la prise de conscience de cette nécessité doit s’inculquer dès le plus jeune âge dans nos écoles.
J’enchaîne ainsi sur ce que je pense être les conséquences de ma réflexion. À mon sens, l’éducation et le développement des citoyens sont trop importants pour la république pour être majoritairement laissé a la cellule familiale qui est de plus en plus fragilisée par l’évolution de notre société. Ainsi, la république à le devoir et la nécessité de donner les moyens à son outil de formatage, a savoir son enseignement pour former des têtes bien faites.
La disparition progressive des idéologies donnant un sens et une place à l’être humain dans le monde laisse un grand vide métaphysique que la consommation et autres sectes semblent vouloir combler. Face à ce danger, la république doit pouvoir donner les clefs de la liberté individuelle à l’ensemble de ses citoyens. Si nous n’avons plus en commun la même vision de ce que nous sommes ni de ce que chacun d’entre nous doit devenir, alors le projet commun qui constitue le fondement même de la république n’est plus possible et la république n’a donc plus d’avenir. L’absence de prise de conscience de son humanité-animalité induit un retour à la barbarie c’est-à-dire un retour à l’instantané, à l’imédiateté, aux pulsions (d’achat, de nourriture etc.) et à un désintérêt pour les projets à long terme ou collectif.
Par l’instruction laïque et la loi de 1905, la république française à contribuer à libérer ses citoyens de fausses croyances qui certes donnaient un sens à leurs vies, mais qui ne les privais de leur liberté. La république, en conséquence, se doit de combler ce vide en libérant ses citoyens, par une culture commune, adogmatique, laïque et non partisane. Malheureusement, la disparition du service militaire et son remplacement par une journée d’appel de préparation à la défense ne permet plus aux jeunes générations de se rencontrer, de découvrir la diversité de leurs origines, de leurs caractères, de leur vision du monde, tout en adoptant des valeurs et des règles communes. Pour combler ce vide supplémentaire, la création d’un service éducatif national obligatoire pourrait être une solution. On pourrait l’imaginer comme un semestre d’études après le bac (vers 18 ans voire avant) avec 300h de cours ou travaux pratiques sur un certain nombre de thèmes formateurs pour l’individu et pour son intégration à la nation.
Les notions fondamentales des domaines suivants seraient explicitées à l’ensemble des citoyens de manière simple et avec leurs applications pratiques :
- La philosophie
- Les sciences sociales
- La psychologie
- L’art
- Le sport et sa pratique
- La santé, l’hygiène, la nutrition et la sexologie
- Les mathématiques
- Les statistiques
- Les sciences physique et chimique
- L’esprit critique
- L’éducation civique et la citoyenneté.
Ces cours seraient suivies de travaux pratiques, de mise en situation ou de débats qui permettrait des échanges entre l’ensemble des composantes de la société, d’apprécier les points de vue des uns et des autres dans leurs diversités.
Une aide spécifique serait apportée a ceux d’entre nous qui sont en difficulté, tant scolaire que sociale.
Une évaluation à l’entré et à la sortie de ce semestre pour évaluer les progrès effectuer.
Quelle qu’en soit la manière, un retour aux fondamentaux de la république est indispensable si nous souhaitons encore vivre ensemble et avoir un avenir commun.
Cependant, si la république ne remplit pas ses devoirs (dans les banlieues par exemple), elle ne peut pas attendre de ses citoyens qu’ils se plient à ses exigences…
par Jean-Baptiste ALEXANIAN
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Tel quel
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Comment perdre les législatives en Une leçon, par le Parti Socialiste Français.
La médiocrité des
journalistes de grande écoute et de grand tirage est en partie responsable de la présence des thèmes du Front National dans les médias. D'un côté, ils acceptent d’être pris a partie par certains
candidats ; « mais Madame Chabot, vous serez quand même d’accord pour dire que… » et ce, sans bronché, sans montré son mécontentement d’être utiliser à des fins politiques et de
l’autre coté, ils attaquent parfois bêtement et violemment un candidat qui ne demande que cela pour s’assurer un passage médiat le plus large possible…
Nicolas Sarkozy... No comment.