Jeudi 28 février 2008

RAMA YADE semble justifier la possibilité de l’utilisation de « répulsif anti SDF » proposée par le maire UMP d’Argenteuil.

Non mais ne lui jetez pas la pierre, ce n’est pas ce qu’elle voulait dire, d’ailleurs, c’est très clair sur la vidéo !

Vive la secrétaire d’état aux droits de l’Homme ! (on a dit des droits de l’Homme, pas des SDF, vous devriez savoir qu’ils ne font pas partie de l’humanité !)

VIVE L'UMP, VIVE L'HUMANISME!...

PS :
"Rémanence nauséabonde"

Le produit, appelé "Malodore" et livré sous forme de concentré à diluer et à pulvériser à l'aide d'une pompe, est une exclusivité de la société Firchim spécialiste en chimie et produits d'entretiens.
"C'est un produit pas dangereux qui laisse une rémanence nauséabonde pendant plusieurs semaines. On l'utilise normalement pour éviter que des gens en état d'ébriété ne stationnent près d'endroits dangereux, sous les ponts ou près des routes", a expliqué à l'AFP le responsable de Firchim, Pierre Pasturel. Selon lui, d'autres collectivités utilisent "Malodore" à cet effet.
Depuis 2005, chaque été, le maire d'Argenteuil, Georges Mothron (UMP) prend des arrêtés pour interdire la mendicité dans le centre. Un de ces arrêtés, évoquant une "gêne olfactive anormale" liée à la présence des SDF, avait été annulé par la préfecture du Val-d'Oise en 2005.
Le 6 août dernier, la mairie a pris un nouvel arrêté interdisant la mendicité dans le centre d'Argenteuil pendant l'été jusqu'en 2012. (AFP)





par Jean-Baptiste ALEXANIAN publié dans : Politique Française
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Mercredi 27 février 2008
undefinedLe titre est un peu provocateur, mais que voulez-vous, pour attirer le lecteur de nos jours….

Comme déjà expliquée dans de nombreux postes précédents, la France ressemble de moins en moins à une démocratie. La concentration des pouvoirs politiques et médiatiques, ainsi que leur rapprochement quasi incestueux rend la notion de contre-pouvoir obsolète. Le tissu associatif se disloque par manque de moyen, les syndicats peinent à se réformer et à s’ouvrir aux entreprises privées, les corps intermédiaires sont dénigrés, la constitution est perpétuellement remise en cause, on assiste également à une montée en puissance de lobby en tout genre, à la fragmentation de la société en communautés intolérantes… Bref.

Alors que faire ? Comment rendre le pouvoir aux citoyens ? Comment passer outre le pouvoir médiatique corrompu ? Comment rendre notre république moins sensible aux lobbys, aux communautarismes, à la corruption ? Comment diversifier le recrutement des hommes et femmes politiques ? Comment enfin instaurer le mandat unique et l’interdiction du cumul des mandats?
À toutes ces questions, je ne vois qu’une seule réponse : le tirage au sort de nos députés  et l’augmentation des pouvoirs du Parlement !



Le Tirage au sort : les détails.
Ne seraient tirés au sort que les citoyens remplissant les conditions suivantes :
1.    Être citoyen Français.
2.    Avoir plus de 18 ans.
3.    Avoir un casier judiciaire vierge ou tout du moins avoir ses droits civiques conservés.
4.    Ne pas s’être opposé à être tiré au sort à sa majorité.

Généralités :
1.    Les citoyens, tirés au sort parmi toutes les personnes remplissant les conditions ci-dessus, sont classés par ordre de tirage au sort.
2.    Nous les appellerons ci-dessous « gagnants ».
3.    Il y aurait 2 fois plus de candidats tirés au sort que de place, pour pallier à d’éventuels décès, démission, ou tout autre problème nécessitent la démission d’un gagnant
4.    Plus d’immunité parlementaire.
5.    Pas de régime spécifique de retraite.
6.    Mandat unique, un gagnant ayant réalisé un mandat parlementaire ne peut pas se faire de nouveau tirer au sort.
7.    Pas de cumul possible avec un mandat électif.
8.    Disparition du Sénat.


La Formation :
9.    Les gagnants sont formés pendant 5 ans a raison d’une journée par semaine prise sur le temps de travail. (1175 heurs, soit 5 fois 47 semaines fois 1 jour fois 5 heures par jours)
10.    Pour les gagnants qui nécessiteraient une formation supplémentaire (par exemple, les gagnants analphabètes (comme moi)) la formation sera réalisée sur mesure pour l’amener au niveau désiré.

À propos d’argent :
11.    L’entreprise qui engage le gagnant est dédommagée a hauteur du salaire habituel du gagnant et continue à le payé comme d’habitude, y compris pendant ses journées de formation et pendant son mandat.
12.    Si les gagnants sont sans emplois, retraités ou étudiants, ils continuent à toucher leurs aides ou retraite habituelle.
13.    Il ne doit y avoir aucune modification de revenue pour le gagnant.
14.    Tous les frais inhérents à la formation ou aux activités de députés du gagnant sont prise en charge à 100% par l’état. (Billet d’avion, logement, train, etc.).
15.    Pendant le mandat du gagnant, il touche un dédommagement correspondant aux frais qu’engendre son absence pour sa famille (garde d’enfant, activité ménagère, etc.). En aucun cas son mandat ne doit peser sur l’équilibre initial de son environnement et l’état s’engage à compenser cet éventuel déséquilibre.

Les prérogatives :
16.    Les gagnants, ont un assistant-parlementaire fonctionnaire d’états pouvant les guider dans leurs démarches.
17.    Les gagnants ont les mêmes prérogatives que les députés actuels, mais avec la possibilité de présenter des lois et de s’autosaisir de n’importe quel sujet concernant la nation.


Ainsi, le pouvoir est rendu aux citoyens, on évite la corruption et l’entente entre un petit nombre de personne, on évite le carriérisme et la concentration des pouvoirs, on évite le communautarisme ou la sur représentation de certaines couches sociales ou catégorie professionnelle et l’on instaure le mandat unique !

L’objectif est double. Diversifier le recrutement des députés par des mesures incitatives et compensatrices pour les plus fragiles d’entre nous tout en dissuadant les carriéristes.

Vive la République, Vive le Hasard !


par Jean-Baptiste ALEXANIAN publié dans : Politique Française
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Samedi 23 février 2008


"Casse toi! Casse toi alors, pov' con" Nicolas Sarkozy, président de la République Française.

C'est quoi le problème?
Mais qu'on le laisse un peu!
Et si t'es pas contant, casse toi povre con! (j'ai le droit de le dire, le président lui même l'a dit!).

Pleurons,
Pleurons,
Pleurons,

Encore une fois, je me permet :
"
Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent,
Vingt et trois qui donnaient le coeur avant le temps,
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant,
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir,
Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant"
L'affiche Rouge, Aragon.

Résistons!
par Jean-Baptiste ALEXANIAN publié dans : Tel quel
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Vendredi 22 février 2008

http://www.voltairenet.org/article155342.html

 
Douze questions impertinantes de l'ancier Chancelier Allemand, Helmut Schmidt aux candidats à la présidence des états-unis d'Amérique!
De nombreux éléments anti-impérialiste sont présents dans ces questions, cela fait-il pour autant d'Helmut Schmidt un dangereux théoricien du complot mondial? Non! 
Au programme : La demande d'arrêt des persécussion contre la Chine et la Russie, contre l'Iran. L'arrets de la courses aux armements initiés par les états-unis d'Amériques, de l'unilatéralisme, du mépris de la planete etc.
A vous de jugez...

"1. Comment comptez-vous mettre fin à la guerre en Irak ? Quels moyens comptez vous employer ? Quel aspect doit avoir l’Irak au final ?
 2. Quel est votre but en Afghanistan ? Est-ce seulement l’élimination d’Al Qaïda ou bien également celle des Talibans ? Ou bien est-ce la construction d’une démocratie ?
 3. Au cas où Al Qaïda viendrait à s’établir de manière durable au Pakistan, voire au cas où l’organisation réussirait à accéder à l’armement nucléaire pakistanais : est ce que vous interviendrez également militairement au Pakistan ?
 4. Quelle est votre stratégie pour parvenir à une solution pacifique du conflit qui dure depuis un demi-siècle entre Israël et ses voisins arabes ? Allez vous vous engager pour la création d’un État palestinien ou bien la conférence d’Annapolis ne sera t-elle qu’un épisode parmi d’autres ?
 5. Maintenant que les services secrets U.S. ont publiquement constaté que l’Iran a abandonné ses intentions de se doter de l’arme nucléaire : quelle sera la future politique des États-Unis vis à vis de l’Iran ?
 6. Un quart des États existants au monde sont entièrement ou à forte composante islamique : allez-vous vous engager pour la tolérance religieuse et culturelle envers l’islam et vous opposer à ceux qui prônent un choc des civilisations avec l’islam ?
 7. Etes vous d’accord avec l’avis exprimé par, entre autres, Zbigniew Brzezinski [1], qui veut que, outre le Proche et le Moyen-Orient, la Russie représente un défi majeur pour la sécurité globale ? Ou bien partagez vous notre avis que la Russie, depuis Gorbatchev n’a jamais violé militairement ses frontières et s’est conduit, vis-à-vis de l’étranger, de manière plus pacifique qu’elle ne l’a jamais fait à l’époque tsariste ou soviétique ? Le système ABM (antimissile balistique) dont l’installation est prévue en Pologne et en République tchèque a t-il pour but de protéger ces pays ainsi que les États-Unis ou bien seulement d’intimider la Russie ? Acceptez-vous le rôle d’acteur politique et économique mondial que joue la Russie ?
 8. Acceptez-vous le rôle d’acteur politique et économique mondial que joue la Chine ? Allez vous enfin inviter la Chine aux sommets des chefs d’État ?
 9. Etes-vous prêts à remplir toutes les obligations découlant pour les États-Unis du Traité de non-prolifération et des autres traités sur les missiles et les forces conventionnelles en Europe ? Allez vous rétablir le traité ABM visant à empêcher une nouvelle course aux armements anti-missiles, que votre prédécesseur a imprudemment annulé ? Allez vous enfin ratifier l’adaptation du traité sur les forces conventionnelles en Europe, chose que votre prédécesseur a toujours refusé de faire ?
 10. Après que deux présidents états-uniens aient refusé d’adhérer au protocole de Kyoto, les États-Unis vont ils se joindre à une limitation contractuelle mondiale des émissions de gaz à effet de serre ?
 11. Votre politique budgétaire et financière va t-elle se donner pour but de rééquilibrer le déficit extrêmement élevé de votre balance extérieure ? Les États-Unis vont ils cesser de fonder leur croissance en accaparant l’épargne et les capitaux d’autres pays ? Etes vous d’accord de participer à une surveillance accrue des marchés financiers mondiaux hautement spéculatifs ?
 12. La Charte des Nations unies est-elle encore pour les États-Unis le fondement du droit international en vigueur ?"


ATTENTION, vous venez de vous rendre compte que ces salops de théoriciens du complots sont partout! Tremblez, seul Sarkozy peu vous sauvez!...
par Jean-Baptiste ALEXANIAN publié dans : Politique étrangère
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Dimanche 17 février 2008
undefinedLa Chienlit !

Alors oui, les « événements  de mai 68 » ont apporté à court terme quelques avancées sociales. Ok…

…Mais sur le long terme, ces événements marquent avant tout un début et une fin.
La fin, d’un long processus de diffusion des valeurs libérales visant à transformer profondément les fondamentaux de l’être humain et de leurs sociétés. Ce changement de paradigme si bien décrit dans les romans de Michel Houellebecq est aussi le début de la destruction de l’occident et de son mode de relation au monde. C’est l’avènement de l’individualisme, de la consommation de masse, de la jouissance immédiate, c’est surtout la fin du sens du collectif, de la solidarité, de la simplicité et de l’élégance ; du sacrifice. Bref, Mai 68 et le libéralisme, c’est un retour à la Barbarie.

Loin des valeurs usuellement associées à ces événements, mai 68 est au contraire un tournant, un moment clef dans la lente victoire du chaos et de la haine de l’humanité. Les rares valeurs civilisatrices que nous avait transmis le christianisme - la moins bête des religions ? -  se sont fissurées en l’espace de quelques jours sous les coups de butoir d’une idéologie de l’individu et de l’immédiat. Quand Nicolas Sarkozy parle de liquider l’héritage de Mai 68, il ne parle évidemment pas du libéralisme économique et social, encore moins de l’individualisme. Il parle de ce qui reste encore de la République, de ce que Mai 68 n’avait pas totalement réussi à éliminer : le rêve fou d’un avenir commun et solidaire…


Pour rire sur Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mai_1968
Pour comprendre : les particules élémentaires, Plateforme, la possibilité d’une île, de Michel Houellebecq + un soupçon d’esprit critique et de distance sur notre civilisation.
par Jean-Baptiste ALEXANIAN publié dans : Tel quel
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Samedi 2 février 2008
undefinedLaurent Mouchard, alias Laurent Joffrin, grand chef du journal « Libération » assument enfin son virage Atlantiste ! En censurant une tribune du journaliste indépendant Daniel Schneidermann, le journal “Libération” continue son lent, mais constant virage vers l’Atlantisme, clôturant ainsi la boucle initié par “Le Figaro”, puis “Le Monde”, l’ensemble des grands journaux quotidiens français sont maintenant tournés vers l’impérialisme étasunien.

Si vous avez pris la bonne habitude de ne faire confiance à personne et encore moins à un blog, voici l’intégralité du texte de Monsieur Daniel Schneidermann ET de “l’explication” de monsieur Laurent Mouchard.

Bonne lecture…


Chronique de Daniel Schneidermann :

“Dans son déroulement inouï, à ciel ouvert, dans cette ardeur de tous les protagonistes à lâcher leurs coups jusqu'à épuisement, comme en une interminable finale tennistique, dans sa crudité, dans sa sauvagerie, dans son exhibitionnisme, la guerre du Monde a quelque chose de sarkozyen. Oui, ils y pensent, tous les matins en se rasant, à s'étriper, et ils le disent, dès lors qu'on leur demande. Plus de faux-semblants. Terminée, la vieille hypocrisie de la vieille maison démo-chrétienne, les mielleuses protestations d'amitié, les grands numéros de billard à triple bande en assemblée générale, les poignards cachés derrière le dos, qui déroutaient tant les jeunes journalistes. Entre les journalistes, et l'escouade disciplinée des pointures du CAC 40 que l'on appelle « les actionnaires externes », on appelle un chat un chat, un traitre un traitre, on se traite désormais sans fard de laquais du capital, de boutefeux, et d'irresponsables. C'est un indéniable progrès. Au moins, les lecteurs savent à quoi s'en tenir sur les rapports de force au sein de l'entreprise, entre les servants de l'information, et ceux du marché. A condition, toutefois, qu'ils lisent autre chose que Le Monde. Même si le journal a fait des progrès dans l'auto-transparence, il faut toujours s'informer ailleurs que dans Le Monde, si l'on veut apprendre comment Eric Fottorino est traité de traitre dans les dazibaos des ascenseurs, comment le président de la société des rédacteurs Jean-Michel Dumay a dû signer, pistolet sur la tempe, sa promesse de démission, ou encore comment le même Dumay, à la veille de démissionner, écrivait qu'il ne reconnaissait à Fottorino « ni l'autorité, ni la légitimité, pour présider le groupe ».

Donc, est-ce la fin du Monde ? De l'extérieur, en tout cas, ça y ressemble. La fin de l'exception Monde, en tout cas, celle d'un journal gouverné par ses journalistes. Faut-il résumer les épisodes précédents ? Au printemps dernier -presque un an, déjà !- les rédacteurs, ayant découvert les gouffres de la gestion Colombani, refusent de le réélire, à la grande fureur des actionnaires « externes » (étrange épisode à fronts renversés, soit dit en passant, où des capitalistes défendent un directeur-journaliste qui a creusé les pertes de l'entreprise). Une troïka de transition est désignée. Elle explose à son tour en décembre, les rédacteurs, encore eux, ayant refusé de voter le budget du  Monde interactif, jugé trop avantageux pour l'actionnaire minoritaire Lagardère. Surgissant de ces décombres, un journaliste, Eric Fottorino, qui a sû habilement louvoyer entre les uns et les autres, s'empare du pouvoir en prenant bien soin d'éliminer Dumay du paysage.

En apparence, le coup de force de Fottorino contre Dumay marque la fin de la pré-éminence de la Société des rédacteurs. Est-ce vraiment un mal ? A considérer les choses avec un peu de recul, le bilan de l'actionnaire-journaliste semble difficilement défendable. Dans la décennie écoulée, l'actionnaire-journaliste n'aura évité ni la normalisation idéologique du journal (la direction Colombani-Plenel s'alignant finalement à quelques bémols près sur la pensée Minc) ni les pertes financières, habilement dissimulées par Colombani, et que Dumay ne sera parvenu à découvrir qu'en se transformant en Hercule expert-comptable. L'actionnariat de la rédaction a mécaniquement produit une gestion clientéliste par un Colombani achetant la paix interne à coups de prébendes et de sinécures, offertes aux anciens dirigeants de la Société des rédacteurs, ou aux responsables syndicaux. Le système n'est donc pas, en soi, vertueux. Mais il n'en existe pas de meilleur. Admettons donc que c'est le pire des systèmes, à l'exception de tous les autres, et qu'il a permis de maintenir un journal de qualité, où scintillent régulièrement quelques perles, quelques enquêtes, quelques trouvailles. Lagardère, si Lagardère doit gérer un jour, tiendra certainement la laisse plus courte, sans considération pour l'économie très particulière de l'information, qui exige du temps, et des effectifs.

Car Lagardère est à la porte, c'est sûr. Il piaffe. Il le dit. Pour autant, son entrée triomphale est-elle inéluctable ? Non. A partir du 31 mars, le génie de la zizanie Minc ne sera plus là, et l'escouade des « externes » offrira sans doute des failles, à qui saura s'y engouffrer. Fottorino saura-t-il ? A voir. Car il y a une inconnue Fottorino. Au-delà de son endurance de cycliste, de son absence manifeste de scrupules trop encombrants, de son indéniable habileté manœuvrière, le nouveau patron est-il possédé de cette passion dévorante, désespérée, de l'information libre, qui seule lui donnerait le courage de résister à la mécanique du marché fou ? Il ne l'a pas encore prouvé, mais n'a pas prouvé le contraire non plus. Suite aux prochains épisodes.”

Explication de Laurent Mouchard :
http://www.liberation.fr/rebonds/making_of/307357.FR.php

“Dans les coulisses de «Libération»
Responsabilité
LAURENT JOFFRIN
QUOTIDIEN : vendredi 1 février 2008

Même le jour d’un anniversaire qui nous est cher, il n’est pas toujours interdit d’interdire. C’est très posément que j’ai décidé de ne pas publier cette semaine la chronique de Daniel Schneidermann consacrée aux difficultés du Monde. C’est la responsabilité d’un directeur de publication, qui ne dirige pas une simple chambre d’enregistrement mais un journal.
Pourquoi avoir retiré cette chronique ? Parce qu’elle contenait un certain nombre d’attaques ad hominem violentes mettant en cause l’honorabilité des personnes citées. Libération n’a rien celé de la crise traversée par le Monde. Nous continuerons évidemment à la relater aussi honnêtement que possible. En revanche, nous n’avons pas, même par chroniqueur interposé, à nous livrer à une agression gratuite envers un journal que nous respectons et une équipe qui tente de surmonter ses épreuves. Cette règle est valable à l’égard de toute organisation. Elle s’applique aussi au Monde, dont je suis sûr qu’il s’efforce collectivement de maintenir son indépendance. Pour être sortis nous-mêmes d’une crise grave, nous comprenons suffisamment la dureté de ce genre de situation pour ne pas nous poser en procureurs. Quant à Daniel Schneidermann, je souhaite que son talent continue évidemment à s’exercer dans notre journal.”
par Jean-Baptiste ALEXANIAN publié dans : Politique Française
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